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Roumanie : les réformes de justice épinglées par Bruxelles

Une délégation d’une quarantaine de juges roumains était présente à Bruxelles ce jeudi 4 avril 2019 pour alerter le Vice-président de la Commission, Frans Timmermans, sur les atteintes portées à l’indépendance de la justice roumaine.
La situation sur place est critique. En cause, un bras de fer oppose le chef de l’Etat, Klaus Iohannis et le reste de son gouvernement.
Pour pallier cette situation, le 26 mai, le président convoquera un référendum pour permettre au peuple de se positionner sur ces projets contestés de réformes.
L’ASM apporte tout son soutien aux juges et à la justice roumaine et suit cette affaire de très près. La Commission se dit prête à engager les mêmes procédures engagées face à la Pologne (à nouveau épinglée début avril par les institutions européennes).

Voir le site du figaro

Enfin un « comité de pilotage » pour le palais.

Enfin un « comité de pilotage » pour le Palais de justice de Bruxelles !  C’est avec enthousiasme que l’ASM a appris la création d’un comité de gestion et de rénovation du Palais de justice de Bruxelles. Il rassemblera tous les acteurs concernés par ce dossier : « La Régie des bâtiments, la justice, la Région, la Ville, ainsi que la Commission Royale des Monuments et Sites se joindront à des représentants de la Fondation Poelaert (…) ».
Nous espérons que cette annonce sera suivie d’actions concrètes.

Plus d’infos sur le site de la RTBf

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Le genre de la justice

Plusieurs études menées au sein du barreau et des universités mettent en lumière nombreuses inégalités de genre dans le monde judiciaire. Elles touchent plusieurs aspects de la profession (salaire, accès aux postes à responsabilité, etc.).
Si comme le dit l’étude citée dans l’article, « les étudiantes représentent (…) 67,8 % des candidats enregistrés pour l’année universitaire 2016-2017 », cette pyramide s’inverse après 40 ans. Ce renversement s’explique, hier comme aujourd’hui, par l’attribution asymétrique des tâches ménagères et éducatives aux femmes.
Ces contraintes sociétales, précise l’étude, sont l’une des raisons qui poussent les femmes à se diriger vers la magistrature où elle représente plus de 54 pourcents des effectifs en raison d’horaires mieux adaptés.
Évidemment, là comme ailleurs, les aspérités de genre refont surface puisque seulement 21 pourcents de la composition de la Cour de cassation est de genre féminin.
Si vous souhaitez en apprendre davantage à ce sujet, voici quelques liens utiles :
–        https://femandlaw.be/ ;
–        https://journalisme.ulb.ac.be/justice/commises-doffice-genre/ (podcast audio) ;
–        http://www.barreaudebruxelles.info/index.php/fr/barreau-de-bruxelles/actualites/item/206-radiographie-du-barreau-de-bruxelles (radiographie du barreau de Bruxelles).

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Plus d’infos sur le site de l’ULB

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Commises d’office par leur genre.

« Avocats ou avocates, est-ce la même carrière ? Le genre influence-t-il le travail au barreau et au sein de la magistrature ? » Pour tout savoir sur ces questions de société, retrouvez l’émission audio des journalistes de l’ULB pour leur projet « Panser la justice ».

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Voir le site journalisme de l‘ULB

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Justice et monde politique : le dialogue est-il rompu ?

A l’occasion du 20 mars, « Débats Première » revenait sur les relations entre la justice et le monde politique. Pour traiter ce sujet, la RTBF a rassemblé autour de la table Manuela Cadelli, présidente de l’ASM et Philippe Goffin, député fédéral MR et président de la commission justice de la Chambre.
L’économie de moyens a tout d’abord été abordée. Les constats sont toujours les mêmes. Depuis plusieurs législatures, des coupes budgétaires sont réalisées dans la justice, sacrifiée sur l’autel de l’austérité. Selon Manuela Cadelli, cette « austérité est un choix politique, à géométrie variable, qui s’applique de préférence sur les communs ».
D’autres thématiques ont été examinées : la détention préventive, le dialogue entre politique et justice, la Cour d’assises.

ASM-Manuela

Ecouter sur le site de la RTBf

Colloque : le droit, marchandise ou bien commun ? Luttes, pratiques et stratégies juridiques

Le 16 mai 2019 de 8h45 à 17h, l’ASM et le Séminaire interdisciplinaire d’études juridiques de l’Université Saint-Louis organisent un colloque consacré aux

« nouveaux modes de production du droit »

à l’Université St-Louis à Bruxelles.

Le prix d’entrée (comprenant le lunch, et l’ouvrage édité par Anthémis) s’élève à 130 €.

L’inscription à la formation est prise en charge par l’IFJ, pour les magistrats et stagiaires judiciaires.

Avocats.be octroie 6 points de formation permanente.

L’entrée est gratuite pour les étudiants et le personnel académique.

Inscriptions : asm@asm-be.be

 

De la « loi climat » au CETA, du Luxleaks aux procès des « zadistes », les luttes, pratiques et stratégies juridiques empruntent aujourd’hui des formes nouvelles, qui reposent sur des conceptions diamétralement opposées du statut et du rôle du droit lui-même.
D’un côté, le droit semble réduit aux règles qui le composent, lesquelles apparaissent comme autant de marchandises susceptibles d’être négociées, captées, achetées, vendues, automatisées ou mises en concurrence.

En savoir plus
Livre-Radicaliser la justice-Manuela Cadelli-Editions Samsa

Radicaliser la justice ?

Sur le campus de l’ULB (site Solbosh) aura lieu, le 13 février 2019, une conférence débat sur la question : Devons-nous radicaliser la justice ? (en référence à l’ouvrage de Manuela Cadelli, présidente de l’ASM). Manuela Cadelli viendra donc débattre de cette proposition avec Marc Uyttendaele, constitutionnaliste, sous la modération de Benoit Frydman. La place pour la justice dans notre démocratie sera donc l’objet d’une analyse pointue et contradictoire de ces deux intervenants de qualité. Venez nombreux et nombreuses y assister.

Livre-Radicaliser la justice-Manuela Cadelli-Editions Samsa

Plus d’infos sur le site philodroit

Mons : le magistrat le plus élevé de la Cour d’Appel, Philippe Morandini interpelle le parlement sur le manque de moyens.

L’actualité de ce mois de janvier a été marquée par l’intervention de plusieurs (hauts) magistrats dans la presse belge. A Mons, le président de la Cour d’appel, Philippe Morandini, alerte la société civile quant au sempiternel manque de moyens de la justice et de sa juridiction en particulier : « Les effectifs sont aujourd’hui au nombre de 21, il manque une dizaine de personnes ». Néanmoins, à l’approche des élections, la juridiction de Mons a décidé d’écrire à la commission justice de la chambre afin de tenter de faire changer les choses. Mais ils ne sont pas les seuls à bouger. Plusieurs organisations de professionnels du droit (Avocats.be, UPM, ASM, etc.) ont décidé de se mobiliser en vue des élections. Dans cette optique, plusieurs groupes locaux au niveau des arrondissements se réunissent pour préparer une mobilisation sans précédent pour le 20 mars afin d’inscrire la justice à l’agenda des débats électoraux, au rang des priorités. La présidente de l’ASM, l’explique dans son ouvrage : « Le combat que l’on mène pour la restauration de la justice n’a de sens que s’il s’inscrit dans un combat plus global pour la démocratie et le service de tous les citoyens, y compris les démunis. Le pouvoir judiciaire n’a de sens que s’il est utile. S’il sert : la démocratie et les gouvernés ».

Lire l’article sur le site RTBf

Manque de magistrats à Nivelles : « La situation est catastrophique ! »

Pour compléter la liste (non exhaustive) des problèmes de sous-effectifs que rencontre la justice belge, voici le témoignage de l’actuelle présidente du tribunal de Nivelles, Sophie Sterck. Cet appel à l’aide n’est pas le premier ni le dernier, nous en conviendrons. L’ASM espère que le 20 mars 2019 sera l’occasion de rappeler au monde politique que la justice est un des trois pouvoirs constitutionnels consacrés. Le non remplissage volontaire des cadres est illégal. Pour reprendre les propos de Jean de Codt (LeSoir, 31 janvier), « c’est un peu comme si, au début d’une législature, on décidait qu’on n’allait installer, pour des raisons d’économie, que 120 députés plutôt que 150 prévus par la Constitution. Dans ce cas-là, on parlerait très clairement d’atteinte à la démocratie. Eh bien, pour les juges, c’est la même chose. Pourquoi ? Parce qu’un juge, quoique non élu, représente la nation au même titre qu’un député : l’élection n’est pas, en droit constitutionnel belge, l’unique source de la légitimité des pouvoirs ».

Lire l’article sur le site de la DH

Dites les jeunes, vous ne marcheriez pas pour la justice ?

Béatrice Delvaux, éditorialiste en chef du journal LeSoir nous livre un éditorial fort avec un message clair : « Dites les jeunes, vous ne marcheriez pas pour la justice ? ».
A l’heure où tous les professionnels du droit ont depuis longtemps accordé leurs diapasons pour revendiquer haut et fort une justice de qualité débarrassée de ses défauts (non désirés), la société civile sera-t-elle au rendez-vous ?
Il est clair qu’il serait actuellement difficile de contester les problèmes inhérents qui la touchent sans irriter les acteurs et les justiciables qui y sont confrontés régulièrement ou non.  La justice, indispensable contrepouvoir au service de la société civile, va mal. Mais sa cause n’est pas perdue. Les élections approchent et le nombre de citoyens désireux de placer la justice au centre des débats électoralistes s’agrandit de jour en jour. La justice est un sport de combat, de combat collectif.
Pour reprendre les propos de l’éditorialiste : « le Premier ministre affirmait avoir entendu l’appel « limpide » des marcheurs pour le climat. Il faudrait garder les oreilles grandes ouvertes car celui des juges ne l’est pas moins ».
To be continued…

Lire l’éditorial sur le site du SOIR

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